Jeudi 18 mars 2010
4
18
/03
/Mars
/2010
17:52
JOURNEE MEMORABLE
Le 03.09.1957. Rendez vous aux aurores, avec le général LE PULLOCH Commandant la 9ème D.I., sur le terrain de
TLEMCEN.
Mission le conduire à ORAN la SENIA où il doit assister à une réunion d’Etat Major.
Tout se passe bien, jusqu’au moment où j’entame la procédure, avec la tour de
contrôle
Imaginez ! Un pilote qui n’a jamais atterrit sur un terrain commercial
International
L’opérateur du contrôle aérien, me guide du mieux qu’il peut, jusqu’au parking, tout
près d’un Super Constellation, où les passagers sont en cours de débarquement.
Une Jeep est venu me faire signe de la suivre, elle me conduit à l’endroit, où se trouve le piquet d’honneur. Evidemment, avec ces
divers roulages au sol, le général arrive avec une vingtaine de minutes de retard.
J’ai viré devant le piquet d’honneur, ce qui a eu pour effet de faire s’envoler quelques bérets.
J’ai passé la journée avec les pilotes de chasse
Après le repas de midi, ils m’ont convié à faire un combat de « crabes » sur le Vautour du Link Traîner. Jusqu'à l’heure de
reprendre mon passager
Le général arrive avec une heure de retard
Je reprends contact avec la tour de contrôle, qui me fait remarquer que le décollage
prévu n’a pas été respecté, de ce fait, il m’autorise à décoller derrière un « constellation ».
Je m’aligne en bout de piste, et je mets les gaz trop près derrière le quadrimoteur.
Pris dans les turbulences de cet appareil, nous sommes agités, tabassés, secoués, je n’en vois pas la fin. Après un virage à gauche, je retrouve l’air stable.
Je sais à présent ce que veut dire le célèbre « CORKS CREW » ou vol en tire bouchon, qui consistait à faire des spirales,
qui créaient des tourbillons, des remous très importants, derrière les Lancaster, ou les Halifax de la RAF (Royal Air Force). Qui allaient bombarder de nuit le territoire allemand, durant la
dernière guerre mondiale de 39/45. Ces esquives qui permettaient d’effectuer des manœuvres, souvent très efficaces. Ce qui compliquait l’attaque par l’arrière des appareils teutons. Qui parfois
étaient même renversés. Ce qui aurait pu aujourd’hui nous arriver.
Croyant faire plaisir au général, au lieu de rentrer en ligne droite je me décale sur la mer, pour profiter du beau point de vue des
plages et de la côte oranaise.
En arrivant à TLEMCEN, la piste est encombrée par un bourricot, et quelques moutons, je fais donc un passage pour signaler notre
présence. Ils ne se pressent pas, ils prennent leur temps, surtout quand l’âne ne veut pas avancer.
Je me pose enfin sur ce terrain pierreux, caillouteux, avec quelques soubresauts à la clé.
Le Piper L 21 BM est à peine arrêté, que le général est déjà au sol, file sur sa Jeep et
disparaît dans un nuage de poussière, comme s’il avait le diable à ses trousses.
Je rentre à ZENATA, vais remplir les formes, où le Capitaine JANIN m’attend.
- Alors comment ça s’est passé avec le général ?